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L’Histoire retiendra les crimes odieux des américains contre l’humanité

El Khabar
July 28, 2010

Rentré chez lui à Batna le prisonnier algérien libéré de Guantanamo, Abdelaziz Naji garde les séquelles de la prison la plus connue au monde. Il raconte les années vécues en enfer dans une zone de non droit ou les autorités militaires américaine se permettent tous les abus et les violations.

Abdelaziz nous raconte comment au nom de la lutte contre le terrorisme, les américains faisaient subir aux détenus les pires des tortures et agressions, de l’isolement total avec enchaînement presque permanant des mains et des pieds, à la torture par exposition à une température extrême haute ou basse et autres formes de pressions et d’intimidation et d’humiliation.

L’histoire retiendra les crimes des américains à Guantanamo, nous dira un homme affaibli et meurtri mais content tout de même d’être enfin parmi les siens.

Avant son transfert à Guantanamo, le prisonnier n°744 Naji Abdelaziz raconte qu’il a été placé dans un camp à Bichawer où il a été interrogé par des agents des renseignements Pakistanais, qui l’ont accusé d’appartenance au groupe de Lashkar-e-Toiba, un mouvement islamiste pakistanais armé opposé à la présence indienne dans la région disputée du Cachemire, en dépit du fait qu’il essayait de les convaincre qu’il venait en Arabie Saoudite pour effectuer une « Omra » «pèlerinage ».

Le prisonnier libéré de Guantanamo a révélé qu’il a été victime d’une explosion d’une mine, suite à laquelle son pied a été amputé. Il a ensuite rencontré un Irakien, qui s’appelle Mustapha, qui lui a conseillé de se rendre à la ville de Bichawer où la vie est moins chère, où il pourrait se marier et revenir ensuite en Algérie. Il a été ensuite accueilli par un algérien qui réside dans cette ville, originaire de la ville de Béchar. Deux mois après les événements du 11 septembre 2001, les deux algériens ont été arrêtés et transférés vers la base militaire américaine en Afghanistan puis à Guantanamo.

En fin, il a été remis au croissant rouge international avec un yéménite qui a choisi de se réfugier au Cap Vert en Afrique. Arrivé en Algérie le 18 juillet, il a été accueilli par les services de sécurité compétents, qui l’ont interrogé et l’ont remis au procureur de la république qui l’a transféré au juge d’instruction qui l’a libéré. Aujourd’hui, Abdelaziz Naji est libre et au sein de sa famille.

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